Chine : le géant Alibaba dans le tourment du gouvernement chinois

Crée par le multimilliardaire Jack Ma en 1999, la plateforme Alibaba est devenue l’un des leaders sur le marché du commerce électronique. En décembre 2020, le gouvernement de Pékin a lancé une enquête anti-monopole contre la société de Jack Ma, ce qui a fait couler beaucoup d’encre. Découvrons dans la suite de cet article les dernières intimidations dont a été victime le groupe Alibaba de la part du pouvoir de Pékin.

Alibaba, dans le viseur du pouvoir de Pékin

L’ouverture de cette enquête anti-monopole contre le symbole de la réussite du pays dans l’économie numérique est un véritable coup de tonnerre. Alibaba est soupçonné par les dirigeants chinois de « pratiques monopolistiques ». Cette ouverture d’enquête contre le géant du commerce en ligne n’a pas été sans conséquence sur le marché de la bourse. Les actions du groupe ont rapidement chuté de 8 % à la Bourse de Hong Kong.

Selon le Quotidien du peuple, cette enquête permettra de renforcer le contrôle anti-monopolistique dans le secteur du numérique. Aussi, elle permettra à l’état chinois de promouvoir un développement sain à long terme de l’économie numérique. Toutefois, l’administration chinoise n’a pas encore fourni plus de détails sur les malversations reprochées au géant du commerce en ligne. Le groupe Alibaba a toutefois communiqué qu’il coopérera activement pour la bonne marche de l’enquête.

Ant Group, la filiale d’Alibaba, serait-elle aussi visée par l’enquête ?

L’entreprise Ant Group qui est une filiale d’Alibaba opérant dans le domaine des paiements en ligne est aussi visée par le gouvernement chinois. Les régulateurs ont annoncé avoir contacté la société pour des questions de « supervision ». L’entrée en bourse de cette société en novembre avait été déjà annulée par Pékin pour des raisons inconnues. Cette entrée en bourse du groupe avec 34,4 milliards de dollars (27,4 mds EUR) s’annonçait comme un record mondial. Pour n’avoir pas fait état d’une acquisition, le groupe Alibaba a même écopé en début d’année d’une amende de 500 000 yuans (62 000 euros).